Et c'est parti pour trois ou quatre heures de rodéo dans les rues de la ville entre 4 et 8. Le scoot va chauffer, malmené de trottoirs en bateaux, de nids de poules en caniveaux. La nuit, les rues révèlent ce qu'on ne voit pas le jour et inversement.
Merde, j'ai crevé ! Il faut sortir la bombe anti crevaison, visser l'embout sur la valve du pneu. Evidemment, il faut que ça arrive alors qu'il y a une panne de secteur et j'ai oublié ma lampe de poche. C'aurait pu être pire, j'aurais pu oublier la bombe anti crevaison. The darkness, le blackout total. Plus noir que noir, c'est quoi ? Je m'active néanmoins.
GRRRRR... Qu'est ce que c'est ? Derrière moi un grondement sourd. Je me retourne. Noir. GRRRRR... Mes yeux commencent à s'habituer à l'obscurité. Oh putain ! La vache ! Le monstre ! La bête du Gévosdents, des crocs manière d'ivoire plein la mâchoire. Le chien de Basketsville ! J'ai peur. Discrètement, je sors ma bombe lacrymogène de ma poche. Je décapsule. Il faut la secouer pour que ça fonctionne. Je secoue frénétiquement. Monstre attaque. Je l'asperge copieusement.
Kaï Kaï... Je l'ai eu. CLAC ! Et tiens, un coup de pied dans les dents avec chaussure de sécurité embout acier. Non mais ! Il m'a mordu l'animal et déchiré mon pantalon. Manquerait plus qu'il ait la rage ce blaireau. Je pleure aussi. Même pas mal. C'est lacrymogène.
C'est reparti, 10 minutes perdues. Les lampadaires éclairent à nouveau.
Pffffffff... Le trou est trop gros, le gonflage n'a pas tenu. Je prends sur moi. Je pousse les 120 kilos du scooter, roue avant à plat, chargé de 40 kilos de journaux et programmes TV jusqu'au dépôt (2kms). Pas de scooter de dépannage. Il faut prendre une fourgonette. J'hésite car la tournée en voiture, c'est galère. Solution bis: trouver une vis, un tournevis et une autre bombe anti crevaison. Visser la vis dans le trou du pneu et regonfler. Ca tient ou ça tient pas. Essai autour du pâté de maisons: Ca tient. Le porteur a plus d'un tour dans son sac. D'habitude, j'ai les outils aussi, mais là, allez savoir pourquoi, je ne les avais pas. Une heure perdue. Il est déjà 5 heures et la tournée est à peine commencée.
C"est reparti.
Merde, j'ai crevé ! Il faut sortir la bombe anti crevaison, visser l'embout sur la valve du pneu. Evidemment, il faut que ça arrive alors qu'il y a une panne de secteur et j'ai oublié ma lampe de poche. C'aurait pu être pire, j'aurais pu oublier la bombe anti crevaison. The darkness, le blackout total. Plus noir que noir, c'est quoi ? Je m'active néanmoins.
GRRRRR... Qu'est ce que c'est ? Derrière moi un grondement sourd. Je me retourne. Noir. GRRRRR... Mes yeux commencent à s'habituer à l'obscurité. Oh putain ! La vache ! Le monstre ! La bête du Gévosdents, des crocs manière d'ivoire plein la mâchoire. Le chien de Basketsville ! J'ai peur. Discrètement, je sors ma bombe lacrymogène de ma poche. Je décapsule. Il faut la secouer pour que ça fonctionne. Je secoue frénétiquement. Monstre attaque. Je l'asperge copieusement.
Kaï Kaï... Je l'ai eu. CLAC ! Et tiens, un coup de pied dans les dents avec chaussure de sécurité embout acier. Non mais ! Il m'a mordu l'animal et déchiré mon pantalon. Manquerait plus qu'il ait la rage ce blaireau. Je pleure aussi. Même pas mal. C'est lacrymogène.
C'est reparti, 10 minutes perdues. Les lampadaires éclairent à nouveau.
Pffffffff... Le trou est trop gros, le gonflage n'a pas tenu. Je prends sur moi. Je pousse les 120 kilos du scooter, roue avant à plat, chargé de 40 kilos de journaux et programmes TV jusqu'au dépôt (2kms). Pas de scooter de dépannage. Il faut prendre une fourgonette. J'hésite car la tournée en voiture, c'est galère. Solution bis: trouver une vis, un tournevis et une autre bombe anti crevaison. Visser la vis dans le trou du pneu et regonfler. Ca tient ou ça tient pas. Essai autour du pâté de maisons: Ca tient. Le porteur a plus d'un tour dans son sac. D'habitude, j'ai les outils aussi, mais là, allez savoir pourquoi, je ne les avais pas. Une heure perdue. Il est déjà 5 heures et la tournée est à peine commencée.
C"est reparti.

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